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Comment jardiner avec la lune : info ou intox ?

Régulièrement vous trouverez des parutions sur des méthodes pour jardiner avec la lune. Mais d'où viennent ces théories ? Sont elles vérifiables ? Ont elles été vérifiées ? Voici une synthèse sur les théoriciens des méthodes pour jardiner avec la lune, une présentation des différents rythmes lunaires, les éléments d'observation, et les prises de position.

Les théoriciens des méthodes pour jardiner avec la lune..., Le rythme luni-solaire ou synodique..., Le rythme sidéral...., Le rythme zodiacal....

Les théoriciens des méthodes pour jardiner avec la lune

  • Dans les années 1920, Rudolph STEINER (https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Steiner) a prononcé 8 conférences sur l’agriculture biodynamique. il a théorisé l’impact de la Lune sur les plantes. Il souligne notamment que la lune croissante influe positivement la croissance et la multiplication cellulaire ; l’humidité et/ou l’irrigation des cultures accentue cet effet. Cette période est donc à privilégier pour réaliser les semis.
  • Dans les années 1970, Maria et Matthias Thun ont approfondi et expérimenté. Ils ont notamment publié un calendrier lunaire des semis en fonction du rythme sidéral (https://www.bio-dynamie.org/publications/calendrier-des-semis/)
  • Dans le calendrier lunaire de Alex Podolinsky, la lune croissante est idéale pour réaliser les semis (notamment au moment de la pleine Lune, mais pas plus tard que deux jours avant celle-ci). Une alternative : semer au printemps lunaire, au tout début du passage de la Lune devant une constellation.  (http://www.soin-de-la-terre.org/ressources/traduction-de-livres-et-de-conferences-dalex-podolinsky/)
  • De son côté Hartmut Spiess considère que les semis devraient être réalisés entre 5 et 3 jours avant la pleine Lune ; mais le jour de la pleine Lune est défavorable. Pour lui le rythme sidéral serait peu significatif. (http://www.dottenfelderhof.de/fileadmin/images/forschung/Veroeffentlichungen/Rhythmenforschung/LE_6-09-15HSpiess_Rhythmus.pdf)
  • Pour Ernst Zuercher la période de l’abattage du bois dépend de la nature du bois. La Lune descendante - décroissante de décembre et celle de janvier, est favorable au bois d’oeuvre. La Lune croissante - ascendante est plus appropriée pour le bois de chauffage. (https://www.payot.ch/Detail/les_arbres_entre_visible_et_invisible-ernst_zurcher-9782330065942)
  • Le rythme luni-solaire ou synodique :

    Ce rythme dure environ 29 jours et 12 heures et comporte les différentes phases. Il commence avec la nouvelle Lune (rencontre ou synode entre la Lune et le Soleil) et se termine à la pleine Lune. Entre les 2 phases, la Lune est dite “croissante” ou “décroissante”.
  • la lune croissante dessine un C à l’envers ; si vous le fermez avec un doigt placé à la verticale, vous dessinerez un P comme premier quartier.
  • La lune décroissante dessine un C ; si vous le fermez avec un doigt placé à la verticale, vous dessinerez un D comme dernier quartier.
  • Vous vous souvenez de ce petit truc pour se repérer dans les phases ? la Lune est menteuse. donc si elle forme un D, elle est croissante et si elle forme un C elle est décroissante (mais dans l’hémisphère Sud c’est bien évidemment l’inverse !)

      Le rythme sidéral :

      la révolution de la Lune par rapport aux étoiles fixes est d’environ 27,3 jours ; c’est le mois sidéral. Le mois synodique est plus long que le mois sidéral car le système Terre-Lune se déplace le long de son orbite autour du Soleil et qu'il faut donc un peu plus longtemps pour obtenir la même configuration Par rapport à la Terre, la Lune se “déplace” ; elle apparaît à droite, à gauche, au-dessus de l’équateur céleste et ensuite en dessous.
    • Lune ascendante ou montante (printemps lunaire) : le cycle commence à son plus bas niveau (à la fin de son passage dans la constellation du Scorpion)
    • Lune descendante (automne lunaire) : le cycle commence lorsque la Lune atteint son point le plus haut (à la fin de son passage dans la constellation du Taureau)
    • Ce rythme correspond également au cycle solaire annuel des saisons :
    • ascendant qui va du solstice d’hiver (Soleil situé entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire), jusqu’au solstice d’été (Soleil situé entre les constellations du Taureau et des Gémeaux)
    • descendant qui va du solstice d’été au solstice d’hiver.
    • Le rythme zodiacal :

      Certains jardiniers, dont Monsieur et Madame THUN, tiennent également compte de l’influence des 12 constellations du Zodiaque. Les travaux au potager et au verger (semis, préparations, transplantations, binages et récoltes) doivent être faits selon certains jours (cf leur calendrier lunaire) et selon la fonction de l’organe de la plante que l’on souhaite développer :
    • en lune ascendante (montante) : la lune stimule la sève montante ce qui est favorable à la levée des graines et à la pousse des feuillages ; c’est également le bon moment pour greffer et récolter les fruits (ce qui pousse hors du sol)
    • en lune descendante : préparer et enrichir la terre, entretenir et récolter les légumes racines
    • Et environ 4 jours par mois (pendant les jours “néfastes”, où la lune est à l’apogée, au périgée ou en noeud lunaire), vous pouvez vous reposer … et c’est tant mieux car sinon à quel moment pourriez-vous profiter tranquillement de votre jardin avec cette excellente excuse : je ne peux pas travailler à cause de la lune ! NB : la Lune effectue un cycle autours de la Terre en dessinant un ovale ; elles sont alternativement au plus près (le périgée), et au plus loin (l’apogée) ; les noeuds lunaires sont les 2 périodes de 2 ou 3 jours où la Lune coupe le plan de rotation de la Terre autours du Soleil Il existe ainsi des jours “racine”, “feuille”, “fleur”, et “fruit” :
    • jours “racines” : pour les parties souterraines lorsque la lune passe devant les constellations “Terre” (Taureau, Vierge et Capricorne)
    • jours “feuilles” : sur les feuilles, les tiges et les branches avec les constellations “Eau” (Cancer, Scorpion et Poissons)
    • jours “fleurs” : pour les fleurs avec les constellations “Air” (Gémeaux, Balance et Verseau)
    • jours “fruits” : sur les fruits et les graines avec les constellations “Feu” (Bélier, Lion et Sagittaire)

      Les éléments d'observation :

      La Lune crée les marées par le jeux de la gravité entre la lune et la terre. En fonction de la position de la Lune dans le ciel, et de l’endroit de la Terre où vous vous situez (et donc de votre éloignement par rapport à la lune), l’attraction n’est pas la même et cette force déforme les océans. Pourquoi n’aurait elle pas d’influence sur la montée de la sève ? La Lune reflète les rayons du soleil sur la Terre. Cela modifie luminosité ; or les végétaux ont besoin de lumière pour pousser. Pourquoi ne pas reconnaître l’impact positif de la lune sur ce point ?

      Un positionnement difficile

      De nombreux autres facteurs influencent le résultat d’une récolte : la qualité de la semence et son utilisation dans un sol adapté (calcaire, argileux, humifère, limoneux ou sableux), le moment des semis, le climat lors de la pousse… il est donc difficile d’isoler, de quantifier, l’influence de la lune. Et que dire de l’influence des étoiles ? Si certains admettent que la Lune, passant devant les douze constellations zodiacales, capte leurs forces cosmiques et les transmettre aux plantes, comment le mesurer ? Par ailleurs Rudolph Steiner n’a pas écrit que sur les plantes ! Il est également le fondateur de la Société anthroposophique qui inspira notamment le mouvement New Age et certaines dérives sectaires. Son héritage intellectuel est donc globalement sulfureux et il est difficile de s’y référer dans le cadre d’une recherche scientifique.

      Certains d'entre vous ont ils tenté une approche rationnelle de ces techniques pour jardiner avec la lune. Quelle méthodologie ont ils utilisé (par exemple un système de comparaison d'échantillonnages) ? Pour quels résultats ?

      Bon jardinage à tous !

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